discernement de l’appel

Je t’adjure devant Dieu et devant le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, au nom de son Apparition et de son Règne :  proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire.

[2 Timothée 4, 1-2]

La vocation religieuse est un don de Dieu, Elle est un appel auquel il faut répondre. Cet appel n’est pas toujours limpide. Comme dit le psaume : « Non point récit, non point langage, nulle voix qu’on puisse entendre » (Ps 18, 4). Une conjonction de plusieurs données qui se mêlent et interfèrent :
le désir de consacrer sa vie à Dieu une certaine passion pour l’annonce de l’Évangile la rencontre d’un couvent de frères ou d’un monastère de moniales, celle d’un frère ou d’une sœur, la lecture d’un livre…

Tous ces éléments sont à vérifier et à purifier avant de se décider et de faire une demande significative. Cela vaut pour toute vocation. De même qu’il est plus prudent d’être conseillé, voire accompagné par quelqu’un en qui on ait confiance et qui connaisse la vie religieuse.

II n’y a pas une seule bonne démarche, mais une multitude de voies d’accès. Le Seigneur sait mettre sur la route de celui qu’il appelle des signes assez parlants pour qu’il comprenne. Il lui donne les grâces nécessaires pour qu’il décide. Il respecte sa liberté et ne contraint personne. Cet appel peut s’entendre à tout âge. Déjà du temps de saint Dominique, d’après le récit de Jourdain de Saxe, des hommes très jeunes, comme le frère Henri (Libellus 67) et des hommes d’âge mûr, comme maître Réginald (Libellus 56), entraient dans l’ordre.